Une abondance d’exercice – Dans les montagnes de la région du Hunza, il faut travailler dur pour se procurer de quoi manger. Il faut d’abord parcourir des kilomètres de sentiers montagneux pour arriver aux champs. Les Hunzas cultivent selon une méthode dite « en plateaux », car la montagne ne leur permet pas de cultiver de grands champs plats. Ils ne disposent pas non plus de machinerie, qu’ils auraient de toute façon bien du mal à déplacer entre les champs. Tout le travail se fait donc à la main. Aucune distinction n’est faite en ce qui concerne le travail – jeunes et vieux, hommes et femmes travaillent tous quotidiennement à cultiver les champs. Depuis les hommes des cavernes, l’humain a été très actif physiquement, n’ayant d’autre choix pour assurer sa subsistance. L’homme moderne est souvent assis, pendant que des machines cultivent les champs, ailleurs, quelque part. Ce manque d’exercice entraîne de nombreux problèmes de santé, dont l’obésité, qui est un véritable fléau en Amérique du Nord. N’ayez pas peur de bouger. Si vous n’occupez pas un emploi qui vous permette de bouger physiquement, profitez de chaque occasion qui vous est donnée dans la journée pour faire de l’exercice. Marchez, courrez, jardinez, grimpez les marches rapidement, portez vous-même vos sacs à l’épicerie, stationnez plus loin au supermarché. Nul besoin de vous abonner à un centre de conditionnement physique coûteux, vous pourrez trouver des occasions partout dans votre quotidien pour bouger et ne vous sentirez que mieux. N’oubliez pas non plus les sports « gratuits » (ou presque) tels que la bicyclette, la marche en forêt, la course à pied et le patin à roues alignées. Grimpez aux arbres, faites des pirouettes dans le gazon – amusez-vous, et bougez comme quand vous étiez petits!
Un sommeil adéquat – Les Hunzas ne se posent jamais de questions sur les heures de sommeil idéales. Depuis toujours, ils se couchent à la tombée de la nuit et se lèvent tôt, au lever du soleil. Leur esprit est libre et clair et ils dorment profondément une moyenne de six heures par nuit. S’il arrive qu’ils ressentent de la fatigue dans la journée, ils font une courte sieste, tout simplement. Essayez pendant quelque temps de vous accorder au rythme de la nature, en vous couchant à la tombée de la nuit, et en vous levant avec le soleil. Voyez comment cela modifie votre niveau général d’énergie. Profitez-en pour regarder le soleil se lever – un plaisir presque divin tant il est simple et pur. Lorsque vous ressentez de la fatigue, écoutez votre corps et faites une pause ou même un petit somme. Votre corps sait combien de repos il requiert. Faites-lui confiance.
Du soleil, quotidiennement – De nombreuses études ont démontré l’effet du soleil sur la santé physique et mentale de l’être humain. L’être humain privé de soleil tend à devenir déprimé plus facilement qu’un autre, qui reçoit quotidiennement de la lumière solaire. Les Hunzas vivent majoritairement à l’extérieur et bénéficient donc d’une lumière naturelle abondante. Plusieurs d’entre nous ont adopté un rythme de vie qui fait en sorte que nous passons de belles journées ensoleillées à l’intérieur dans un bureau climatisé et éclairé par des néons, pour ensuite en sortir le soir, quand le soleil se couche. Profitez des moments que vous avez pour sortir dehors, prendre de l’air frais et de la lumière solaire (même lorsque les nuages voilent le soleil). Voyez comment cela influence votre moral et votre teint. Je ne parle pas ici par contre de « faire la crêpe » au soleil pour vous bronzer la peau. Nous savons tous les effets d’une surexposition au soleil. Je parle ici simplement d’une exposition modérée, quotidienne la lumière naturelle du soleil.
Un Jeûne occasionnel – Le climat et la géographie du Hunza rendent difficile l’agriculture, et il arrive que la nourriture vienne à manquer pour de courtes périodes, fréquemment au printemps avant la première récolte. Plutôt que de lutter, les Hunzas ont établi un jeûne annuel à cette période. Le corps réagit à l’absence de nourriture en puisant dans les réserves de tissus gras et en nettoyant l’organisme des déchets qui y sont accumulés. L’organisme n’étant plus occupé à digérer, il peut alors concentrer son énergie vers des activités de purification et de nettoyage. Dans une société telle que la nôtre où les abus alimentaires sont chose courante, un jeûne occasionnel constitue un moyen efficace de purifier l’organisme – de le désengorger. Je ne parlerai pas plus longtemps de la manière et des vertus du jeûne. Il existe une littérature abondante sur le sujet de même que de nombreux sites sur l’internet.
Une sensation d’être aimé et utile – Une étude le peuple Hunza a révélé que la grande majorité des adultes âgés de 80 ans et plus étaient mariés et l’avaient été toute leur vie. Toute leur vie durant, ces couples bénéficient de l’amour, du support et de l’affection de leur conjoint. Chez les Hunzas, les adultes les plus âgés vivent invariablement avec leur famille. Il est courant de voir trois ou même quatre générations vivant sous un même toit. L’adulte le plus âgé y occupe une place de choix, étant considéré comme source de sagesse, d’expérience et de bon conseil. La parole d’une personne âgée est donc prise très au sérieux. Il n’y a pas non plus de retraite chez les Hunzas. Tout le monde participe activement à la bonne marche de la communauté, et est donc utile toute sa vie. Le plus étonnant, c’est que les Hunzas conservent la plupart de leurs facultés physiques, mentales et sexuelles jusqu’à un âge très avancé. Est-ce le cas dans nos sociétés dites « évoluées »? Comment faisons-nous sentir à nos proches qui vieillissent qu’ils sont aimés, utiles et importants? Doit-on voir un lien entre le traitement que nous réservons à nos personnes âgées et le dépérissement rapide de beaucoup d’entre eux? Je vous laisse juge de ces quelques questions.
Un stress limité – Vous serez sans doute d’accord avec moi si je vous dis qu’une vie passée dans une région montagneuse, entourée de végétation, où règnent le calme et l’air frais et la simplicité est très réduite en stress. Une alimentation saine, un sommeil régulier et réparateur, une bonne dose de lumière naturelle – tous ces éléments contribuent à faire des Hunzas un peuple calme et en santé. Dans de telles conditions, qui ne voudrait pas vivre jusqu’à plus de cent ans? En comparaison, nos vies sont remplies de stresseurs qui nous pressent de tous les côtés. La journée typique de beaucoup d’entre nous est une succession d’évènements stressants: se lever à l’heure pour aller travailler, se vêtir convenablement pour le contexte de notre travail, se frayer un chemin dans le trafic, terminer la besogne en retard, préparer le souper pour les enfants, accomplir les tâches ménagères dans la soirée, négocier avec le conjoint qui, lui aussi est fatigué de sa journée. Prenez du temps chaque jour pour simplement être. Appréciez l’environnement autour de vous. Respirez, faites de la méditation, du tai-chi, ou n’importe quoi d’autre pour réduire le stress dans votre vie. Voilà le secret d’une vie longue et agréable.
Une absence de gourmandise et d’envie – Nous avons été conditionnés à vivre dans l’avoir plutôt que dans l’être. Ainsi, nous voulons toujours plus de biens, de confort, de services, etc… Mais en y regardant bien, avoir plus ne donne souvent pas le résultat escompté. Nous pourrions croire que celui qui possède beaucoup de biens en désire moins, puisqu’il en a amplement. Pourtant, c’est souvent l’inverse qui se produit – plus on en a, plus on en veut. Cette course sans fin ne semble pas aboutir au bonheur véritable et durable que nous recherchons. Les médias et la publicité nous tiennent continuellement informés des derniers biens et services à la mode dont nous avons apparemment besoin. Nous finissons par croire que nous serons malheureux tant que nous n’aurons pas ceci ou cela. Les Hunzas possèdent très peu de choses – non par choix, mais parce qu’il n’y a tout simplement que peu de choses disponibles. L’influence des médias et de la publicité ne les a pas atteints, car aucun moyen moderne de communication n’était disponible jusqu’à récemment. Possédant tous à peu près la même chose – c’est-à-dire pas grand-chose – le désir de possession est passablement réduit chez les Hunzas. Ils partagent tous avec nous, le plus grand cadeau: cette planète qui nous nourrit, nous abrite et nous ravit de sa beauté infinie. Cessez de vouloir posséder toujours plus. Vous êtes déjà riche. Concentrez-vous sur quelque chose de plus grand encore: être.
En Conclusion
Mon intention ici n’était pas de rédiger un traité de médecine ou de nutrition, ni de prétendre offrir la meilleure voie vers la santé parfaite. Je crois cependant que nous rejetons parfois du revers de la main des modes de vie que l’on qualifie de « primitifs » ou « dépassés », en oubliant que ces modes de vie nous ont permis de survivre plusieurs milliers (millions?) d’années en harmonie avec notre belle planète. Peut-on en dire autant de nos modes de vie dits « modernes »?
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