Consommation
Même s’ils ne forment qu’un faible pourcentage de la population de la planète (environ 5 à 6%), les Nord-Américains consomment près d’un tiers de ses ressources et produisent plus de la moitié de ses déchets! (1)
Partout, on nous encourage à acheter toujours plus de biens et de services de tous genres. La publicité est omniprésente – même jusque dans les toilettes! On nous encourage à pour offrir ce qu’il y a de mieux à nos enfants, notre amour à nos proches, augmenter notre prestige, tre à la mode, être plus en sécurité et s’amuser toujours plus. Même le gouvernement se réjouit lorsqu’il y a augmentation de la consommation, y voyant un signe de prospérité économique pour le pays. Tous les efforts sont faits pour assurer la croissance économique.
D’un point de vue planétaire cependant, la croissance économique des pays industrialisés est une marche vers l’anéantissement des ressources naturelles. Il semble impératif que nous réduisions notre empreinte écologique(2) si nous voulons assurer un avenir prospère à l’humanité.
D’un point de vue personnel, nombreux sont ceux et celles qui commencent à se rendre compte que le prix à payer pour toute cette consommation est élevé – épuisement professionel, stress, endettement, effritement des familles et augmentation de l’écart entre les riches et les pauvres. De plus, les promesses des publicitaires sont souvent incapables de répondre à nos besoins psychologiques et émotionels. Rien ne peut remplacer les contacts humains, du temps avec sa famille, une marche en forêt ou une tape dans le dos quand on en a besoin.
La simplicité volontaire ne signifie pas un refus complet de la consommation, mais une prise de conscience de l’impact de celle-ci sur nos vies, sur celle des autres et sur l’environnement. Il est nécessaire de consommer pour répondre à nos besoins essentiels. Le tout est de décider pour soi-même ce qui est essentiel, plutôt que de suivre les dictats de la publicité.
(1) – Source: Affluenza (site Internet en anglais seulement), un documentaire télévisé sur la consommation en Amérique du Nord.
(2) – Voir à ce sujet Notre Empreinte Écologique de Matthis Wackernagel et Willaims Rees
Ressources sur le même sujet :
- Le Pouvoir du Consommateur – Un texte de René Labelle avec quelques statistiques et pistes d’action intéressantes.
- Une alternative à la consommation: Le troc – Un texte qui nous présente les BECS (Banque d’échanges communautaires de services)
- Le réseau de protection du consommateur du Québec, qui héberge notament le site de l’ACEF de l’Est de Montréal.
- Option Consommateurs – Une association qui vous aide, vous informe et défend vos intérêts en matière de consommation.
- Vidéo « Cul-de-sac ? » – L’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Est de Montréal et Option consommateurs viennent de lancer un nouvel outil vidéo, d’une durée de 30 minutes, « Cul-de-sac ? », s’adressant prioritairement (mais non exclusivement) à des jeunes de niveau secondaire.
Ce document présente un bon tour d’horizon des conséquences environnementales néfastes de notre « surconsommation » et des actions quotidiennes simples et concrètes pour renverser ce mouvement. Des jeunes y témoignent de leurs prises de conscience. Des représentants de groupes environnementalistes et Jacinthe Laforte du RQSV y expliquent, de façon très accessible, les principaux enjeux liés à cette thématique. Une occasion de réflexion et de discussion sur l’urgence d’exercer notre pouvoir d’action.
Pour vous procurer « Cul-de-sac ? », au coût de 29 $ (23 $ + 6 $ de frais d’envoi), vous n’avez qu’à contacter l’ACEF de l’Est au (514) 257-6622 ou 5955 rue Marseille, Montréal (Qc) H1N 1K6.


