Alimentation
Il n’y a pas si longtemps, l’être humain devait pour se nourrir, défricher une terre pour la cultiver et élever des animaux. Pour quelques uns qui vivent à la campagne, l’agriculture fait encore partie du quotidien, mais pour plusieurs d’entre nous qui vivons à la ville, la nourriture pousse à l’épicerie.
Le développement des moyens de transport, la culture en serre, les développements de la génétique et l’utilisation de nombreux agents chimiques ont contribués à rendre accessibles des aliments provenant d’endroits de plus en plus éloignés. Chaque bouchée de notre repas a voyagé plusieurs centaines de kilomètres avant de parvenir jusqu’à nous.
Tous ces changements ont amenés de nombreuses conséquences sociales, économiques et alimentaires. Les multinationales alimentaires s’approvisionnent désormais à peu de frais dans des pays plus pauvres, privilégient l’aspect et le volume des aliments plutôt que le goût, la fraicheur et la valeur nutritive. Les bas prix des grandes chaînes forcent la fermeture des producteurs et marchands locaux, les animaux élevés pour la boucherie sont traités souvent de façon discutable, et les producteurs doivent désormais se tourner vers la monoculture pour survivre dans ce nouveau marché.
En tant que consommateurs, nous avons tout pouvoir de choisir la manière dont nous nous alimentons. Pour ce faire, il est nécessaire d’encourager le développement d’alternatives alimentaires saines et respectueuses de l’environnement et de l’humain. Des initiatives telles que l’agriculture biologique, les ASC (Agriculture Soutenue par la Communauté), et le végétarisme sont autant de moyens d’action valables.
L’alimentation est aussi un poste coûteux de dépense pour nos ménages. C’est donc un domaine qui offre de nombreuses possibilités de simplifier. Les coûts de transport et de manutention contribuent à augmenter les prix des aliments. En achetant localement (dans un marché public, par exemple), on évite une bonne partie de ces frais, en plus de contribuer à réduire la pollution causée par ce transport et de promouvoir le maintien d’emplois dans la région. Il est aussi possible de cultiver chez soi nombre de fruits et légumes à peu de frais. Loin d’y perdre votre temps, vous y gagnerez en saveur, en fraîcheur et en plaisir. Cuisiner consomme également beaucoup de notre temps et il est possible de se simplifier la vie en participant à des cuisines collectives, en faisant de la cuisine économique (une fois par mois, par exemple), ou en modifiant nos recettes pour les rendre plus simples.
Pour sauver du temps, nombre d’entre nous allons au restaurant. Un bon repas préparé par un chef d’expérience constitue un délice pour le palais qu’il est sans doute agréable de s’offrir à l’occasion. Cependant, il est important de réfléchir à la qualité des aliments que l’on nous sert, ainsi que le temps que nous devrons travailler afin de gagner de quoi se payer notre petit luxe. Si vous gagnez 12$ l’heure, il vous faudra travailler 3 heures pour vous payer un repas de 36$ avec votre conjoint(e) (et ce, sans tenir compte des impôts, bien sûr). N’aimeriez-vous pas passer ces trois heures à faire autre chose que travailler?
Nous devons tous les jours nous alimenter, et il s’agit donc d’un sujet qui nous touche quotidiennement. Quoi manger? Quand le manger? Où se le procurer? Comment le préparer?
Ressource Internet :
- Extenso – site Web sur l’alimentation humaine. Sur ce site, une équipe de professionnels de la nutrition s’attaque aux mythes et à la désinformation. Extenso, le Centre de référence sur l’alimentation humaine, a pour mission de sensibiliser les Québécois à une meilleure santé nutritionnelle et de donner accès à de l’information scientifiquement fondée.

